Streaming, radio en ligne, podcast… il y a de la place pour tout le monde !

L’histoire des médias est pleine de rebondissements inattendus. Mais un principe s’est presque toujours vérifié au fil des décennies : les nouveaux médias ne tuent pas les anciens ! Lorsqu’elle est apparu la télévision n’a pas éteint la radio, ni vidé les cinémas. Auparavant la radio n’avait pas brûlé la presse écrite. Les types de médias s’empilent et sont complémentaires. Pour quelles raisons ? Parce que chacun remplit en fait un objectif différent. La télévision, c’est divertissement à la maison, consommé principalement le soir, la radio est le seul média passif, que l’on écouter sous la douche, en voiture ou en travaillant. La presse écrite (print ou web) permet d’approfondir les sujets tandis que le cinéma offre un plaisir incomparable, celui du grand écran et des fauteuils rouges, même si, en ce moment, la crise sanitaire nous en prive.

Le principe s’applique de la même façon à notre univers préféré : celui de l’audio digital, comme l’indique l’expert britannique Matt Deegan. Le streaming musical ne va pas tuer la radio en ligne ! Pas plus que le podcast, qu’il s’agisse de radio en replay ou de contenus natifs. Pour quelles raisons ? Parce qu’ils correspondent à des besoins différents chez les auditeurs.

Comme indique sur cette étude de The Sound Research, toujours d’actualité, l’auditeur choisira de la musique à la demande ou de la radio de flux en fonction de son état du moment.

Dans de nombreux pays, la durée d’écoute de la radio reste identique ou baisse très peu, alors que la consommation de podcasts et de musique à la demande est en forte hausse. Cela signifie que le volume global d’audio consommé est en croissance et que l’auditeur jongle d’un média audio vers un autre média audio en fonction de l’heure de la journée, de ses activités (transports, travail, sport, détente etc…) et tout simplement de ses envies du moment.

La conclusion est évidente : pour capter un maximum d’auditeurs, il faut savoir être présent sur tous les terrains : faire à la fois des programmes de flux et proposer aussi des contenus à la demande (musique ou talk). Les consommateurs ont plus que jamais envie d’audio : sachons leur en donner sous toutes les formes !