Vincent Cordier, de la FM à la webradio « sans hésiter »

Nous avons rencontré l’ancien réalisateur de la matinale de NRJ qui diffuse quatre webradios, sous le nom générique de Radio Master, via Shoutcast. Il revient sur sa carrière et sur l’évolution de la radio.

Bonjour Vincent, tu as beaucoup travaillé en FM et aujourd’hui tu fais de la webradio. Pourquoi ?

La radio a toujours été une passion pour moi. Je me suis souvent posé la question de revenir sur une radio FM régionale ou nationale. Mais le confort que j’ai actuellement de travailler sur mon propre concept de webradio n’a pas de prix. Le format webradio est pour moi le canal de diffusion d’avenir. Le monde de la FM est incertain et l’arrivée de DAB+ je n’y crois pas trop. J’ai choisi la webradio sans hésiter. Certaines webradios réalisent des audiences bien supérieures à des radios FM, sans parler de l’arrivée de la 5G et de l’internet embarqué.

Peux-tu nous raconter tes débuts dans l’univers de la radio ?

J’ai commencé à 15 ans par être animateur sur une radio associative locale qui s’appellait Radio Chalette en tant que bénévole (dans le département du Loiret). Ensuite, j’ai été salarié dans une radio régionale en multi-fréquences qui s’appelait Radio Gien. Elle a rachetée par le groupe NRJ par la suite. J’avais la fonction d’animateur en plus de la programmation publicitaire des annonceurs. Puis il y a eu NRJ Paris en tant que réalisateur du 6/9 avec Bruno Roblesse (RFM maintenant) et par la suite avec Bruno Guillon (sur Fun aujourd’hui), de Betterday’s avec Bibi et de la réa le week-end.
Je dois remercier Romuald Boulanger (R Lines Productions) animateur vedette de NRJ qui m’a grandement aidé à cette période. Nous sommes tous les deux natifs de Montargis (45) et nous avons fais nos premières émissions de radio sur Radio Chalette.
Nous étions tous les 2 cibistes avant de faire de la radio !


Qu’as-tu appris de particulier à NRJ ?
J’ai appris bien évidemment tout l’envers du décor : entre ce que l’on entend à l’antenne et le travail qui doit être fait derrière pour qu’une station comme NRJ soit la meilleure. Après les émissions, je trainais dans tous les services et dans tous les étages à la rencontre des gens. J’ai complètement fait l’éponge en aspirant tout ce que je pouvais voir. Tellement émerveillé d’être la et de vivre un rêve. La production de jingle avec Richard Darbois, la grosse voix d’NRJ, le teasing des énimissions de la station avec les animateurs et l’organisation des événements NRJ m’ont donnés une vision claire du travail qui doit être fait dans une radio nationale.


Tout cela, c’était au début des années 2000. Près de 20 ans plus tard, qu’est ce qui a changé ?

La technologie a évolué mais le savoir-faire pour faire de la bonne radio n’a pas changé. Je trouve quand même que le formatage fait que des émissions comme la libre-antenne sont devenues stéréotypées. Il y a moins de folie chez les animateurs. On s’attache moins à l’animateur, mais plus à la marque de la radio.

Quelles sont tes différentes activités aujourd’hui ?

Je travaille dans la sonorisation de lieu public en installant du matériel de sonorisation (sonodeville.com). Je gère également les quatre webradios Radio Master, chacune avec un thème musical différent. J’attends le retour d’organisations d’événements pour pouvoir, je l’espère, mixer en public le son électro dance qui est aujourd’hui mon style musical préféré est celui qui m’apporte le plus de vibration. Je vise également l’organisation d’événements avec des tournées nationales de Radio Master dans les grandes villes de France.

Mon émission de radio Mix Paradise est également multidiffusé » sur de nombreuses radios dans le monde. Je fais également un peu de consulting en communication pour entreprise avec mon site Publo.fr. Enfin, je m’occupe de mes réseaux sociaux. Pour me retrouver c’est vincentcordierofficiel sur tous les réseaux.


Parlons de tes webradios Radio Master. Peux-tu nous en décrire le concept ? 
Le concept Radio Master, c’est quatre webradios qui touchent un large public. Les thématiques musicales différentes permettent au groupe Radio Master de toucher le maximum de gens. Je recrute des passionnés pour rejoindre l’équipe actuelle. Je préfères faire quatre bonnes radios que 30 moins réussies.

En tant que professionnel de la radio, quels sont selon toi, les éléments essentiels à la réussite d’une webradio ?
La longévité, la persévérance, le professionnalisme, l’écoute de ce qui ce fait déjà dans les grandes radios. Travailler, travailler et encore travailler sur la programmation musicale, l’habillage d’antenne et bien évidemment tout ça avec la communication sur les réseaux sociaux . Les événements locaux sont également très importants pour aller chercher l’auditeur directement.